The 100, un futur après le nucléaire

Que Greta et ses comparses se rassurent, le nucléaire ne signera pas la fin du monde, ou alors ce sera juste provisoire, on pourra y retourner ensuite. En tout cas, c’est la base du scénario de la série The 100, sortie en 2014 disponible sur Netflix.

Père Castor, raconteuh-nous une histoire !

Le scénario se déroule 97 ans après notre ère, une apocalypse nucléaire a anéanti la vie sur Terre, et seuls quelques survivants ont pu s’enfuir à bord de leurs stations spatiales, il y en avait douze au départ, puis avec le temps elles ont fini par fusionner en une seule, surnommée l’Arche. Sur l’Arche la vie n’a rien de simple, tout est restreint, calculé minutieusement, qu’il s’agisse de la nourriture ou de l’oxygène. Les couples n’ont le droit qu’à un enfant, et chaque infraction aux strictes lois est puni par la peine de mort, à savoir une éjection pure et simple dans l’espace. 

Dans cette ambiance tout à fait sympathique, nous suivons Clarke, une adolescente incarcérée pour un crime mais qui, en raison de son âge, échappe à la peine de mort réglementaire pour ceux qui ont plus de dix-huit ans. Elle et quatre-vingt dix neuf de ses camarades vont être envoyés sur Terre à bord d’une navette pour aller vérifier si la Terre est redevenue habitable, et ainsi sauver l’Arche, qui a de plus en plus de mal à faire vivre ses quatre mille habitants.

The 100 Television GIF

Seulement voilà, suite à un dysfonctionnement, l’Arche perd le contact avec la navette, et leur seul moyen de suivre ce qu’il se passe repose sur des bracelets que portent les cent exilés, et qui captent leurs signes vitaux pour les envoyer aux scientifiques de la navette. Sur Terre, Clarke et ses camarades découvrent, eux, un monde nouveau, dont ils n’ont entendu parler que dans les livres, une nature sauvage, une végétation luxuriante, comme une nouvelle Eden qui semble leur tendre la main.

Hélas, dans chaque pommier il y a un serpent, et les jeunes gens vont très vite découvrir que si le danger nucléaire semble être passé, d’autres périls les guettent encore, et c’est une course à la survie qui va débuter, pour les cent exilés comme pour les quatre mille qui attendent de leurs nouvelles.

 

Pourquoi avoir choisi cette série ?

Tout d’abord parce qu’elle est énigmatique, le suspens est présent, les épisodes sont bien découpés, on se prend très vite d’affection pour les personnages, le rythme est bon, l’intrigue se développe bien. Mais ce qui m’a surtout convaincu, personnellement, ce sont les enjeux. L’écologie occupe pas mal de débats en ce moment, le nucléaire également, et pendant longtemps la peur d’une catastrophe nucléaire en a fait frémir plus d’un. Que se passerait-il si tout échappait à notre contrôle ? Qu’adviendrait-il du monde après ? Existerait-il au moins un “après” ? De nombreux univers différents ont voulu explorer cette approche, je pense par exemple à la franchise Fallout en premier lieu. Toutefois derrière cette idée de destruction totale se cache également celle d’une renaissance, ce fantasme de “redémarrage à zéro”, un reset de la planète, un retour à l’état sauvage, sans technologie ni pollution, une deuxième chance pour l’homme de perdurer sans détruire ce qui l’entoure. C’est la piste qu’explore Maxime Chattam dans Autremonde (dont vous trouverez un article qui présente la saga ici : https://pointsurarcane.fr/2019/07/18/decouverte-autre-monde-de-maxime-chattam/). J’ai vu dans The 100 tous ces enjeux, et j’avoue qu’en tant qu’amateur de survival games, l’aventure m’a plutôt bien tentée, et si cela vous parle aussi, alors n’hésitez pas à vous lancer, dans le pire des cas ca vous fera oublier les 58°C qu’il fait dehors.

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