Un clown et bonne nuit.

Les clowns font peur. En tout cas c’est ce qu’on en dit. Avant que vous n’ayez le temps de douter de cette affirmation sortie du brillant firmament des croyances populaires, revenons sur les origines du personnage.

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Un clown est un personnage de cirque au rôle comique. Le nom vient du mot allemand klönne, signifiant à la fois homme balourd et motte de terre, même si ce n’est pas très gentil pour la terre cette histoire. Même si il tire son inspiration des personnages de la Commedia dell’arte, il ne devient lui même connu qu’au 18ème siècle, dans les cirques équestres. Si le clown blanc est un Pierrot distingué, rêveur et un peu mélancolique, l’auguste au nez rouge est son opposé, et fait rire les enfants, par son rapport simple et maladroit au monde.

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Le clown assassin, lui, apparaît clairement dans les années 70, avec John Wayne Gacy. Ce jovial personnage fut condamné et exécuté pour le meurtre de trente-trois garçons, qu’il commit dans son costume professionnel de clown. Joie. Avant cela, un aura maléfique était associé au clown par une série d’histoire sordides perdurant par le bouche à oreille. Fiction ou réalité, certains clowns auraient laissé leur vie déborder alors qu’ils portaient le costume, le tâchant à jamais pour la culture populaire.

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La naïveté du clown est prenante: dans un corps d’adulte, il agit comme un enfant exerçant un premier rapport au monde, et permet alors de concilier les générations. C’est aussi ce jeu schizophrénique qui peut effrayer, lorsque sous l’apparence d’un jeu enfantin se cache en fait un acte morbide. Qui alors prend le dessus, l’enfant ou l’adulte ?

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Le film muet The Man Who Laughs de Paul Leni mérite ici mention. En effet, c’est le personnage de Gwynplaine, joué par Conrad Veidt qui inspirera les créateurs du Joker, rien que ça. Le clown devient alors un homme qui rit d’une autre sorte, de quelques chose entre le cynisme et la folie.

Conrad Veidt dans The Man Who Laughs (Paul Leni, 1928)

 

Omniprésent dans l’horreur, le clown réussit à jouer sur les peurs d’un adulte en créant un décalage entre lui, les actes enfantins qu’il a oublié, et la folie qui guette, au coin de l’oeil.

 

 

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