Pognon et dragon : réadaptons les contes

Grimm, Perrault, Walt Disney, quelle que soit la forme, tout le monde a déjà entendu parler d’un conte, qu’il en ait conscience ou non.

Mais fondamentalement c’est quoi un conte ?

Un conte est un récit qui sert à distraire ou instruire, avec une morale philosophique. C’est l’évolution plus stylée du fabliau moyenâgeux en somme.

Si le genre a connu un nouvel essor vers les années 70, c’est ensuite Walt Disney qui a su insuffler un nouveau souffle au genre en le proposant à l’écran, nous offrant ainsi des adaptations nouvelles de Blanche-Neige, Raiponce et j’en passe et des meilleurs.

Le but est resté le même : divertir les enfants, et leur offrir des bribes d’éducation et de morale à travers le comportement de personnages auxquels ils pouvaient s’identifier. Toutes les règles ont été gardées, des sorcières effrayantes, des animaux au comportement humain, en somme tout ce qui intrigue, fascine et amuse.

Walt Disney a également perpétué la tradition du conte oral avec ses fameuses chansons (nous n’oublierons sans doute jamais la Reine des Neiges), elles-mêmes porteuses d’un message dont on n’a pas toujours conscience lorsqu’on le chante et qu’il nous reste en tête, mais qui toutefois bien présent dans notre esprit.

Toutefois, ces dernières années on a pu voir des réadaptations de ces contes, dans un genre différent.

Je ne parle pas ici des nouvelles versions que Disney fait de ses anciens succès, mais bien des contes de bases, ceux de Perrault et de Grimm, dans un genre différent.

Très impacté par le cinéma hollywoodien, nous avons ainsi eu le droit à un véritable florilège de sorties toutes plus étonnantes les unes que les autres. Red Ridding Hood a ainsi apporté une vision thriller au Petit Chaperon Rouge, tandis qu’Hansel et Gretel transformait les jumeaux en chasseurs de sorcières en cuir et armes à feu.

Mais la question qui se pose alors serait “pourquoi ?” Pourquoi choisir ce support et pas un autre ?

Les raisons sont multiples :

1)Le pognon. Nan sans déconner, et vous allez voir ensuite pourquoi.

2)Comme je l’ai évoqué plus haut, tout le monde connaît les contes, s’en servir pour baser son histoire, c’est s’assurer que le titre va parler à un maximum de gens, et donc avoir une excellente visibilité.

3)Une certaine liberté. Outre la satisfaction d’avoir pu transformer quelque chose d’internationalement connu, il vous suffit de garder quelques éléments clés (le vêtement pour le chaperon, le lien de parenté et les noms pour Hansel et Gretel) et vous pouvez faire tout ce que vous voulez avec le reste. Selon votre envie, et celle de votre public bien entendu.

En somme, reprendre un conte, c’est s’assurer un succès certain. Vous pouvez soit choisir de conserver la morale de base, soit en faire complètement autre chose. Le matériau a déjà fait ses preuves et une chose est certaine, nous n’en avons pas terminé avec lui.

Surtout maintenant que Disney réadapte ses histoires en HD, mais sans Mushu.

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