Les Soeurs de la lune, entre érotisme et fantastique.

Pour cet article on va sortir un peu des sentiers battus et aborder un type d’oeuvre différent, j’ai nommé la littérature érotique fantastique.

Les Soeurs de la lune est une saga de l’autrice Yasmine Galenorn comprenant 24 tomes et débutée en 2006. Pour résumer simplement, cela raconte les aventures de trois sœurs, mi humaines mi fae, envoyées sur Terre pour se faire oublier à cause de leur sang-mêlé, et qui se retrouvent prises dans un conflit inter-espèce lorsque des démons tentent d’envahir le monde humain. Privées d’aide, elles se retrouvent à devoir improviser pour lutter et sauver leur monde d’origine, mais aussi leur terre d’accueil des forces du Mal.

1)Une petite anecdote pour la route.

Comment je suis tombé là-dessus me direz-vous ? C’est en regardant Underworld que je me suis rendu compte, très jeune, que la fantasy ne se limitait pas à Tolkien ou Gemmell, mais qu’il existait tout un folklore, tout un bestiaire de l’imaginaire dont je n’avais qu’à peine connaissance. J’ai commencé par la saga twilight mais je suis resté sur ma faim, alors j’ai continué mon chemin avec Patricia Briggs et sa saga Mercy Thompson et d’autres encore, jusqu’à tomber en suggestion sur Yasmine Galenorn. Le synopsis ne rendait pas vraiment grâce au livre, mais par curiosité je me suis laissé tenter.

2)Un petite critique à partager ?

Bien évidement l’érotisme est au rendez-vous, les héroïnes sont hypersexualisées mais on se prend vite au jeu, c’est un peu le pendant de ces personnages masculins à la Conan, dont les muscles saillants n’ont d’égal que leur capacité à décimer des cohortes d’ennemi avec un pied de tabouret. L’autrice prend le temps de bien décrire ses personnages, permettant une visualisation très efficace, pour une immersion encore meilleure.

Je m’attendais honnêtement à tomber sur une intrigue plutôt surfaite de manière à mettre les scènes de sexe en avant, mais j’ai été plutôt surpris. L’univers de Yasmine est riche de folklore, de références à différentes mythologies et créatures fantastiques, avec Titania, la sorcière Morgane, mais aussi des selkies et des métamorphes. Alors certes l’érotisme est très présent, mais je suis finalement resté pour l’histoire.

Un point négatif que je pourrais soulever serait sans doute la qualité de l’écriture, qui, dans le tome 1 en tout cas, est parfois banale voire un peu simple, mais on pourrait tout à fait attribuer ça à une mauvaise traduction, et une fois bien plongé dans l’histoire, on ne s’en rend plus vraiment compte.

Ce qui m’a également plu dans les Soeurs de la Lune, c’est la réelle fragilité des héroïnes, qui font face à des monstres les dépassant de loin niveau puissance. L’une est une sorcière dont la magie hasardeuse pourrait la tuer à chaque sort lancé, une autre est une métamorphe qui peut se changer en…chaton. Niveau épique, on a vu mieux, et pourtant cela n’en sert que mieux l’histoire. Car cela pousse les personnages à ruser, réfléchir, se chercher des alliés pour faire face à des adversaires toujours plus vicieux et redoutables.

Alors oui, Yasmine Galenorn n’écrit pas de la grande littérature épique, mais elle a le mérite d’avoir créé un univers entier, avec ses conflits politiques et sociaux, ses enjeux écologiques, ses monstres de tout horizon et de toutes cultures mais également une intrigue qui s’étale sur de très nombreux tomes. Chacun d’eux permet au lecteur de suivre la montée en puissance des héros avec, en plus d’une bonne narration, une excellente gestion du suspense.

Sans oublier les scènes de sexe qui sont, il faut bien l’avouer, à compter dans les points forts de l’oeuvre, autant par leur richesse descriptive que leur contenu suggestif.

 

 

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