Point sur la genèse : la saga Harry Potter de JK Rowling

Un train en retard, du temps à tuer et une grande idée – voilà les trois éléments auxquels nous devons la naissance de l’une des sagas littéraires ayant marqué le début du 21e siècle. Nous allons observer aujourd’hui dans quelles circonstances est né Harry Potter, quelles ont été les influences majeures de son auteur ainsi que ses conditions de publications.

C’est en effet le temps d’un trajet entre Manchester et Londres que les grandes lignes de la saga Harry Potter se sont mises en place dans l’esprit de JK Rowling, au tout début des années 90. Elle imagine tout d’abord le château, qu’elle situe en Écosse, l’endroit où se sont mariés ses parents. Ainsi, toute l’œuvre est parsemée de références à des lieux ou à des personnes ayant marqué son enfance et son adolescence. L’auteur a révélé avoir « volé », selon ses termes nombres de noms de famille de personnes allant à l’église avec sa famille, que le nom de Potter, entre autre, vient de voisins de ses parents quand ils habitaient du coté de Bristol. De plus, elle a répété à plusieurs reprises s’être inspirée d’elle même pour le personnage d’Hermione Granger et de son meilleur ami d’enfance pour Ron Weasley.

L’intrigue est fortement influencée par les circonstances de vie de l’auteur, notamment le fait qu’Harry soit orphelin, les sentiments de ce derniers lui sont apparu beaucoup plus clairs dès lors qu’elle-même a perdu sa mère de la sclérose en plaques durant l’écriture du premier roman. Rowling a traversé à cette époque une période compliquée à bien des niveaux, de retour du Portugal après un divorce prématuré et devant éduquer sa fille en vivant sous le seuil de pauvreté et sans emploi pendant de long mois. La symbolique des détraqueurs lui vient à cette époque comme une métaphore pour la dépression.

Mais ses propres expériences ne sont pas ses seules inspirations. En effet, des œuvres majeures de littérature fantastique ont influencé tant ses personnages que l’intrigue de ses romans.

Un artefact détenant une part de l’âme du principal antagoniste de l’intrigue dont il n’existe qu’une seule façon de le détruire et pouvant influencer les pensées de la personne qui le porte. Ça ne vous rappelle rien ? En effet, il est difficile de ne pas songer au sort de Frodon et le port de l’anneau et le médaillon de Serpentard dans le septième tome de la saga, les Reliques de la mort. Le seigneur des anneaux, de JRR Tolkien est une œuvre essentielle pour la postérité de la littérature fantastique et on retrouve des aspects majeurs de cette dernière dans la saga Harry Potter. Non seulement l’anneau et le médaillon mais également les personnages de Dumbledore et Gandalf ou encore les Nazguls et les Détraqueurs. JK Rowling a également cité dans ses influences l’auteur du Monde de Narnia, CS Lewis, lui empruntant entre autre l’idée d’une séparation entre le lieu de magie et celui des Moldus (symbolisée par l’armoire dans Narnia).

Il aura fallu environs 5 années pour que l’auteur finisse la rédaction du premier tome de la saga. Une fois le roman terminé fallait-il encore trouver un agent littéraire pour le représenter auprès des maisons d’édition de façon à le faire publier et négocier un contrat intéressant. Après plusieurs tentatives toutes soldées par des échecs car aucun ne trouvaient rentable de représenter un roman pour enfant, c’est auprès de Christopher Little que JK Rowling trouve enfin preneur.

Il faudra ensuite attendre les refus de huit maisons d’édition (imaginez seulement à quel point ils doivent se mordre les doigts désormais), pour que Bloomsbury accepte de publier Harry Potter and the Philosopher’s Stone le 27 juin 1997. Joanne de son coté trouve un emploi en tant qu’institutrice et entame l’écriture du second tome dans la foulée. On lui demande alors de changer son nom pour la publication, la raison amenée étant que les jeunes garçons seraient refroidis à l’idée de lire un livre écrit par une femme. Elle choisit alors l’initial de son propre prénom, Joanne, et celle du nom de sa grand mère, Kathleen, s’inscrivant donc dans la lignée des auteurs de littérature fantastique ayant des initiales dans leurs noms de plume.

Pour ce qui est du succès titanesque du roman, que l’on compare souvent à un conte de fée, tout est dû au bouche à oreille. C’est ensuite à la publication américaine du roman que l’auteur a commencé à pouvoir gagner sa vie par l’écriture de ses romans. Puis c’est en 2000, après la parution du troisième tome, que la Warner Bros rachète les droits d’adaptation. Enfin, en 2001 sort le premier volet des aventures d’Harry Potter au cinéma.

La suite vous la connaissez sans doute…

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