The Great Wall : La critique

The Great Wall est disponible sur Netflix depuis le 12 janvier 2020 et le restera jusqu’au 12 juillet de la même année, ce fut donc l’occasion pour nous d’y jeter un oeil.

Sorti en 2016 et réalisé par Zhang Yimou, le film est le fruit d’une collaboration américano-chinoise. Le réalisateur s’était déjà illustré par le passé (notamment avec Hero en 2002 et La Cité Interdite en 2007), nous étions en droit de nous attendre à quelque chose de plutôt sympa.

Pour moi en tout cas, ce fut un succès. Si je devais donner une note sur 10, ce serait un 7.5. Ce n’est certes pas le film de l’année avec un scénario à couper le souffle ou une psychologie qui vous marquera pour le mois à venir, mais c’est un bon divertissement. On ne voit pas le temps passer, on ne s’ennuie pas, et le film à de nombreux points positifs à relever :

Le jeu d’acteur pour commencer. Certains diront peut-être que je ne suis pas dur à contenter, mais je n’ai rien vu de surjoué, au contraire, chaque dialogue est rythmé, les personnages sont accrocheurs (une mention spéciale pour Jing Tian et Andy Lau), et on peut bien évidement compter sur Matt Damon pour comme d’habitude remplir son rôle avec brio rien à redire à ce niveau-là.

Les costumes, j’ai déjà eu l’occasion de voir de nombreux films de guerre avec des armures trop fantaisistes/peu réalistes, parfois mal réalisées, mais là pour le coup ce fut un véritable travail d’artiste. L’armée chinoise, dont les forces sont divisées en trois groupes bénéficie d’armures aux ornements à l’effigie d’animaux, avec un code couleur pour chaque faction, le tout produisant un effet visuel impressionnant qui témoigne encore plus de la puissance des forces militaires.

Les différents plans qui mettent en avant l’immensité de la muraille, mais aussi de l’armée qui l’occupe. On peut aussi admirer le réalisme attribué aux armes employés par les défenseurs, les engins de sièges au fonctionnement complexe nous sont dévoilés dans toute leur splendeur, permettant encore d’apprécier encore mieux leurs effets.

Pour résumer, visuellement le film est pour moi une réussite totale. Les monstres n’ont rien de ridicule, au contraire : leur férocité, leur cruauté est parfaitement dépeinte dans les scènes d’affrontement. Ces dernières sont elles-aussi brillamment orchestrées (Matt Damon nous régale cette fois-ci avec ses talents insoupçonnés d’archer, mais il n’est pourtant pas celui qui s’illustre le mieux, Jing Tian, véritable danseuse mortelle n’est pas en reste, bien au contraire).

Malheureusement, il y a quelques points négatifs qui, à mon goût, noircissent un peu le tableau.

Le film est un peu court, 1h40 c’est relativement peu vu le potentiel de l’oeuvre, ne serait-ce que sur le plan historique.  J’ai également été assez déçu par le traitement du personnage de Matt Damon. On nous vend un brigand/mercenaire honorable et loyal, malgré ce qu’il veut faire croire, mais c’est tout. On ne sait pas d’où lui viennent ses compétences qui font rougir d’envie toute l’armée chinoise alors que ces derniers se battent contre les bestioles depuis des centaines d’années. Un autre exemple reste son arc, il en est fait mention deux fois, lorsque les chinois lui demandent pourquoi il garde un arc aussi rudimentaire et qu’il prétend que c’est le meilleur du coin. Et lorsque son ami refuse de partir sans l’avoir récupéré. Mais alors, à quoi sert cet arc ? D’où vient-il ? Pourquoi en faire mention ? On ne peut dès lors qu’émettre des hypothèses en attendant la révélation finale…qui ne vient pas. C’est un arc, Point. Ah d’accord.

Pour résumer, The Great Wall est à mon sens un bon film, pour passer un bon moment. C’est un chef d’oeuvre visuel qui remplit bien son rôle de blockbuster, malgré quelques raccourcis scénaristiques à déplorer.

 

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