Point sur la genèse – La saga Pirates des Caraïbes

 

Nous allons revenir dans ce nouveau point sur la genèse sur les origines de la saga cinématographique Pirates des Caraïbes. De ses inspirations peu communes à sa réception critique en passant par des secrets de tournage, nous allons suivre chronologiquement le processus de création de l’une des séries de films les plus marquantes de ce début de siècle.

Disney avait pour idée depuis le tout début des années 90 d’écrire un film sur la piraterie. Le genre, mal représenté dans les décennies précédente, avait fait de gros flop aux box offices malgré la fascination du public pour le sujet. Le groupe était donc à la recherche d’un bon scénario pour lancer un projet à grande échelle, sur le modèle des dernières grandes saga cinématographiques comme le Seigneur des Anneaux, les débuts d’Harry Potter ou encore Matrix. En 2001, une première version du script est écrite, Disney est prêt à produire le film, non pas pour le cinéma mais pour une sortie directement en DVD. Le projet est finalement révisé jusqu’à une version finale en 2002.

L’idée première du scénario a des origines pour le moins étonnantes pour un film. On s’attend, la plupart du temps, à l’adaptation d’un roman, d’un conte, d’une légende ou encore simplement un scénario original. Ici, l’histoire est adaptée d’une attraction. Vous avez bien lu, ce qui a motivé le projet du film en premier lieu était la popularité d’une attraction de Disneyland. Néanmoins, celle-ci demeure adaptée d’un roman – L’île au trésor de Robert Louis Stevenson, une œuvre classique de la littérature britannique sortie en 1883. Le thème qui ressort majoritairement de cette adaptation est la piraterie. Aucun des éléments majeurs de l’œuvre originale ne seront repris par les scénaristes de Pirate des Caraïbes. Vous l’aurez compris, le film est adapté d’un manège lui-même adapté dans les grandes lignes d’un roman – on a déjà fait plus simple, mais plus improbable… je ne pense pas.

Pour le coup le second volet de la saga, Le secret du Coffre maudit, est lui inspiré d’une légende marine Britannique, le mythe de Davy Jones. Par ailleurs je glisse ici qu’un article sur ce personnage sortira ce jeudi, n’hésitez donc pas à revenir faire un tour sur le site à cette date.

Plusieurs acteurs sont envisagés pour le rôle de Jack Sparrow : Matthew MacConaughey est le tout premier contacté dès l’écriture du tout premier script en 2001. Le projet n’aboutissant pas, la piste est abandonnée pour l’acteur. Jim Carrey aurait aussi été contacté par la production mais les délais de tournage entrant en conflit avec ceux de Bruce Tout-Puissant celui-ci décline également. Le rôle revint finalement à celui qui l’a rendu iconique et qui a créé l’impact de ce dernier tant sur le film que sur la pop culture – Johnny Depp. Pour ce qui est des autres personnages iconique de la saga, Keira Knightley qui campe le rôle d’Elizabeth Swan, est repérée lors de son audition pour le film Joue-la comme Beckham. Elle a par ailleurs seulement 17 ans lors du tournage du film. Orlando Bloom est lui une valeur sûre pour les producteurs car déjà présent dans la saga Peter Jackson, le Seigneur des Anneaux. Il est donc un choix stratégique pour attirer un public passionné d’aventures teintées de fantasy (et de joli minois, ne soyons pas dans le déni).

La production commence à l’été 2002 et se termine près d’un an plus tard en octobre 2003. Mise à part la longue scène de la caverne au climax du film, la majorité des scènes en extérieur sont tournées dans des décors naturels, fait peu rare pour l’époque mais quasi impensable à l’heure actuelle pour un film de cette envergure. Il sort aux US le 9 juillet 2003 et le 13 août suivant en France.

Les journalistes, au premier visionnage du film avant sa sortie annoncent un flop monumental. Comme nous le disions précédemment, malgré une fascination globale pour les films de pirates ceux-ci sont des échec monumentaux à l’instar notamment de L’île aux pirates sorti moins de dix ans plus tôt et un record en terme de perte d’investissement. Néanmoins, à la surprise générale (et vous vous en doutez sans doute), le film fait un carton et se hisse dès sa sortie en tête du box-office. La performance de johnny Depp est saluée tant par la critique que par le public et lui vaut des nominations pour les Golden Globe et les Oscar de cette année-là.

Disney signe dans la foulée des contrat avec les acteurs pour les deux volets suivants, à savoir le Secret du coffre maudit et Jusqu’au bout du monde, qui sortiront respectivement en 2006 et 2007. On aura cependant droit à un quatrième et un cinquième film qui seront eux bien moins bien notés et qui observeront une changement radical au niveau du casting car parmi les acteurs de la saga originale seulement Johnny Depp restera.

La saga Pirates des Caraïbes n’en reste pas moins un pilier des saga cinématographiques de ce début de siècle et de la pop culture. Elle porte en sont cœur des personnages iconiques et des aventures qui n’ont pas manqué et qui ne manqueront pas de continuer à nous faire rêver de combats à l’épée, de traverser les mers et de boire du rhum (en quantité!).

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